Tour du Bénin 2026 : le regret de Nadjib Assal, l’Algérien revient sur sa victoire d’étape N’Dali-Bétérou-Tchaourou
Victorieux de l’étape 2, N’Dali-Bétérou-Tchaourou du Tour du Bénin 2026, le mercredi 29 avril, le coureur algérien Assal Nadjib nourrit cependant des regrets. Au terme de la course, le premier à franchir la ligne d’arrivée en 03H45’35’’, au terme d’un sprint massif, revient sur l’entame difficile du Tour des Fennecs.
Pas trop vernie sur le Tour du Bénin 2026, l’Algérie, l’une des meilleures Nations, présente dans le top 5 du classement africain, a connu sa première victoire d’étape hier. N’Dali-Bétérou-Tchaourou, longue de 155,72 km, a été l’étape sur laquelle les Fennecs cyclistes se sont signalés par le biais d’Assal Nadjib. Au terme de la course, il raconte : « Après avoir fait une mauvaise course lors de la première étape, l’équipe s’est ressaisie ». Un succès dû aux efforts d’un collectif qui a impliqué tous les membres de l’équipe, le directeur sportif y compris.
En revanche, avec un début de course difficile comme ça a été le cas pour plusieurs autres Nations dont le Bénin, l’Algérie, très attendue au départ, a-t-elle encore la possibilité de gagner le maillot jaune ?
Sur les épaules de Kristians Belohvosciks (Team Bike AID), le top 7 du classement général, après deux étapes, a, semble-t-il, plus de chances que les autres cyclistes engagés dans la course. En tout cas pour ce qui concerne le précieux maillot jaune (Castel Beer).
À 2’41’’, le vainqueur d’étape 2, Assal Nadjib, devient moins menaçant pour le maillot jaune de Kristians Belohvosciks. Même Saidi Nassim, le premier Algérien le mieux classé au général (2’36’’), n’en est plus un. Conséquence, l’Algérie, qui ambitionne de gagner d’autres étapes, voit ses chances de décrocher le maillot jaune se réduire en peau de chagrin. Tout Algérien dans la course, hors d’un groupe de coureurs menaçants pour le maillot jaune, pourrait avoir facilement son « bon de sortie ».
En effet, sur cette 21e édition du Tour du Bénin, les Européens ont rehaussé la compétition à travers leur présence et placé le curseur au-dessus des légitimes ambitions de certaines Nations africaines. Sauf que, pour l’heure, le continent n’a pas à rougir. Car l’Afrique peut se consoler, avant la dernière étape dont l’arrivée est prévue au pied de l’Amazone à Cotonou, du podium de Tchaourou, sur lequel il n’y avait que des cyclistes africains. À savoir : Assal Nadjib (Algérie) ; Yoel Abteab de la Team Bike AID, mais d’origine érythréenne, et enfin Riahi Anes (Algérie).
L’étape du jour, Djougou-Bantè longue de 169,76 km, réserve une autre paire de manches. Six coureurs et leurs coéquipiers doivent se surveiller étroitement. Des stratégies de course, des attaques et contre-attaques, le travail des poissons-pilotes, sans oublier la mise en place des différents trains, sont attendus, tout comme les coureurs pour écrire le scénario de l’étape 3.
