Salami Avocetien : « Être coach, ce n’est pas seulement prescrire un entraînement»

Détenteur du certificat de coaching UCI niveau 3, Dona Salami Avocetien revient sur l’expérience acquise au terme de sa formation au Centre Mondial de Cyclisme de l’UCI à Aigle en Suisse, à l’Institut National de la Jeunesse, de l’Éducation Physique et du Sport (INJEPS). « Être coach, ce n’est pas seulement prescrire un entraînement», rappelle le béninois, désormais outillé, à l’issue d’une formation qui s’est déroulée durant la période du 18 mai au 09 juin 2026. Lisez ses impressions.

«Mon expérience en Suisse a été bien plus qu’une formation. Elle a été une véritable immersion dans le monde du cyclisme de haut niveau. Je suis arrivé avec beaucoup d’excitation, mais aussi avec la peur de ne pas être à la hauteur. Très rapidement, j’ai été intégré au groupe des coachs et j’ai eu l’opportunité d’évoluer dans différents environnements avec un stage avec l’équipe continentale de l’UCI, l’équipe de piste, et de mécanique, les stages de l’UCI en France, mais aussi en tant que manager du stage de la Fédération cycliste des Émirats Arabes Unis. Cette diversité m’a permis de comprendre que le haut niveau ne se résume pas aux watts ou aux performances. J’ai appris l’importance de l’individualisation, de la définition des objectifs, de l’analyse des données, de la préparation psychologique et surtout de l’adaptation du développement à chaque athlète. J’ai compris qu’un coureur junior n’est pas simplement un mini coureur WorldTour : il faut accompagner son développement sportif, mais aussi son développement personnel.

Cette expérience a également changé ma conception du métier de coach. Être coach, ce n’est pas seulement prescrire un entraînement. C’est être à la fois un éducateur, un guide, une personne de confiance et parfois presque une figure paternelle pour l’athlète, tout en sachant garder la responsabilité et la distance nécessaires.

Un moment m’a particulièrement marqué. Après un critérium de 45 minutes, alors que nous étions rentrés à l’hébergement vers 23 heures et qu’aucune course n’était prévue le lendemain, un de mes coureurs m’a demandé s’il devait encore faire du rouleau pour « éliminer le lactate ». À ce moment-là, j’ai vraiment ressenti le poids de ma responsabilité : mon rôle n’était pas seulement de lui donner une séance, mais de lui expliquer, de lui faire comprendre et de l’aider à devenir progressivement autonome dans ses décisions.

Je repars donc de Suisse avec une nouvelle conception des choses, davantage de leadership et une plus grande capacité d’adaptation. Mais surtout, je repars avec une responsabilité : utiliser toutes ces connaissances pour contribuer au développement du cyclisme au Bénin, partager ces méthodes avec les entraîneurs et participer à l’harmonisation du niveau de pratique grâce à la formation et au recyclage.

À long terme, mon ambition est de voir des centaines de coureurs béninois évoluer dans les pelotons professionnels et de savoir que, d’une manière ou d’une autre, j’ai contribué à construire cette génération. La Suisse m’a donné des connaissances et une nouvelle vision du métier ; maintenant, je veux transformer cette expérience en quelque chose de durable pour le cyclisme béninois.

Je tiens à adresser mes sincères remerciements à l’ensemble des personnes et des institutions qui ont contribué, de près ou de loin, à la réalisation de cette expérience exceptionnelle. Je remercie particulièrement les personnels de l’UCI et du Centre Mondial du Cyclisme pour leur accompagnement, leur disponibilité et la qualité de leurs enseignements.», déclare-t-il. 

 

Grand Prix Chantal Biya (Étape 1) : La béninoise tient bon

L’algérien Hamza Yacine a gagné au terme d’un Sprint massif, la première étape du Grand Prix Chantal Biya, ce mercredi 02 septembre 2026. Il a avalé les 111 km en 2h30’41 », avec une vitesse moyenne de 44,20 Km/h. Exodus Saïzonou, premier béninois a terminé 14e.

Les cinq premiers béninois notamment Exodus Saïzonou (14e); Charbel Gandaho (19e); Mensah Ezer (28e); Glorad (33e) et Akiyo Clément-Marie (50e) ont terminé dans le même temps que le vainqueur d’étape. Le sixième cycliste béninois Attai Corneil a occupé la 55e position sur 62 coureurs classés.

Exodus Saïzonou, meilleur béninois sur cette première étape occupe la 6e place au classement général des meilleurs jeunes. Une performance qui confirme sa 5e place, la veille sur le Grand Prix d’Ongola, face aux mastodontes du vélo en Afrique. Par ailleurs l’équipe béninois est 7e sur 12.

Au terme de cette première étape, on retient 12 équipes en lice, trois abandons et un coureur non partant.

Salami Avocetien obtient avec succès ce certificat de coaching

Dona Salami Avocetien vient d’obtenir avec succès son certificat de coaching UCI niveau 3. L’évènement a été organisé du 18 mai au 09 juin 2026 au Centre Mondial de Cyclisme de l’UCI à Aigle en Suisse.

Salami Avocetien a étudié à l’Institut National de la Jeunesse, de l’Éducation Physique et du Sport (INJEPS). Directeur sportif, il a suivi plusieurs fois les équipes cyclistes du Bénin, lors de compétitions internationales.

Grâce à sa maîtrise en anglais, la Fédération béninoise de Cyclisme lui a offert des opportunités avec le soutien de Team Africa Rising aux USA. Il a été formé pour la maîtrise des outils technologiques de pointe pour encadrer ses athlètes, comme l’utilisation de la plateforme de cyclisme virtuel Zwift.

Grand Prix international d’Ongola 2026 : Exodus Saïzonou honore le Bénin

Exodus Saïzonou a honoré le Bénin au Grand Prix international d’Ongola, ce mardi 1er septembre 2026. Entre Bagofit et Bertoua, 72 coureurs ont été lancés sur les 118,2 km, à l’arrivée le cycliste de la Béninoise a fini 5e sur cette course classée 1.2 UCI. Face à la rude concurrence le jeune espoir du cyclisme béninois a fait preuve de résilience et s’est adjugé 2 points.

L’algérien Yacine Hamza a remporté, le Grand Prix Cycliste International d’Ongola. Le coureur français de l’équipe CC Saint-Louisien (Guillaume Deurweilher) a pris la deuxième place et Mark van Kleef (Global Cycling Team) a fermé la troisième marche du podium.

Selon Cameroon Tribune, le Grand Prix international Ongola, qui clôturait habituellement le Tour cycliste international du Cameroun et le Grand Prix international Chantal Biya à Yaoundé, a été délocalisé cette année dans la région de l’Est. Il change également de position dans le calendrier puisqu’il a ouvert cette fois le Grand Prix international Chantal Biya.