La formation initiée par la Fédération Béninoise de Cyclisme (Fbc) à l’endroit de onze (11) entraîneurs de clubs, vingt-et-un (21) futurs entraîneurs de l’Institut National de la Jeunesse, de l’Education Physique et du Sport (Injeps) du Bénin, vingt (20) coureurs de l’équipe nationale et vingt (20) de la catégorie junior, avec le concours technique de Team Africa Rising, a pris fin ce jeudi, 21 avril 2022. Pendant sept (7) jours, ces acteurs de la Petite Reine du Bénin se sont non seulement familiarisés avec la machine Home-trainer, mais aussi aguerris sur le plan de performance physique. A l’issue de cette activité inédite, le président Romuald Hazoumè n’a pas caché sa satisfaction.
Une satisfaction à double titre, motivée par la présence effective de Kimberly Coast, présidente de cette importante Organisation non gouvernementale américaine au Bénin. Occasion pour lui de révéler son attente des coureurs béninois lors du 17ème Tour Cycliste International prévu du 03 au 8 mai prochain.
Monsieur le président, nous sommes au terme de sept jours de formation initiée par la Fédération à l’endroit de certains acteurs du cyclisme. Quelles sont vos impressions ?
Romulad Hazoumè : Mes attentes sont comblées. Depuis pratiquement trois ou quatre jours, le monde cycliste international a enregistré des béninois en ligne. Le Bénin est désormais sur le e-byking. Et ce e-byking permet de développer un entraînement que nous ne pouvons pas avoir avant parce que nous n’avions pas les machines qu’il fallait. Maintenant, nous avons ces machines-là. Nous avons fait une démonstration avec trois machines que vous avez vues. Mais nous avons une trentaine de machines en tout qui arrive. Comme ça, cela nous permettra de monter d’un niveau plus important non seulement au Ranking, mais aussi dans le monde du cyclisme.
Nous avons assisté tout à l’heure à une course en ligne, qu’aviez-vous remarqué, monsieur le président ?
La course en ligne est beaucoup plus difficile parce qu’il n’y a pas de répit. Mais aussi, s’il y a un problème d’internet, vous perdez votre rang. Vous voyez ! Aussi, il n’y a pas l’effet de groupe. Donc chaque coureur est obligé de bosser pour maintenir son rang. Ce qui signifie que, s’il s’entraîne comme ça, si on fait cette course-là tous les jeudis, forcément en Route, on sera meilleur. Parce que vous savez, il y a l’un qui se réfugie derrière l’autre, il y a un effet d’entraînement, il y a également cet effet de protection contre le vent qui fait que les coureurs sont meilleurs.
Tout à l’heure, vous avez évoqué des pôles à installer un peu partout sur le territoire national pour détecter des talents et à la fois préparer les équipes de différentes catégories. Comment comptez-vous composer avec les aléas liés au contexte béninois. Vous aviez évoqué tantôt le problème d’Internet, pourquoi pas le délestage ?
Déjà, nous allons choisir à quel coach nous allons remettre la machine parce qu’il y aura beaucoup de conditions ; condition d’entretien, de sérieux et de travail important à exécuter. Nous nous chargerons de prendre l’abonnement Internet pour Wahoo. En ce moment-là, on va commencer par le niveau que nous maîtrisons d’abord ; c’est-à-dire que les villes dans les départements que nous maîtrisons où nous savons qu’il y a des entraîneurs sérieux qui ont été bien formés. Nous allons commencer par là et progresser, parce qu’on ne veut pas aller vite. On veut aller lentement, mais sûrement.
Nous n’allons pas vous laisser partir, monsieur le président sans évoquer le grand événement qui attend le Bénin, c’est-à-dire, la 17ème édition du Tour cycliste international. Certainement qu’il y a eu de petites modifications sur l’itinéraire de la course, notamment le Grand prix de Cotonou. Parlez-nous-en ?
Le Grand prix de Cotonou devrait partir normalement du palais des congrès, passer devant siège de l’ex Air Afrique à Cotonou, revenir par le carrefour des trois banques, ensuite passer par la Place des martyrs, puis devant Air France et retour sur le boulevard de la Marina. On s’est rendu compte que sur ce tronçon du Grand prix, il n’y a que des bâtiments administratifs. Il n’y a pas d’habitation. Donc, on aura moins de public. Sur suggestion du Ministre des Sports, nous avons déplacé cette étape au niveau de la plage de Fidjrossè. Nous allons courir le rond point de Erévan jusqu’à la bretelle située vers la première station Jnp sur la Route des pêches. On fera environ douze (12) tours de ce tronçon-là ; ce qui nous permettra d’installer le village de l’arrivée au carrefour de Fidjrossè fin pavé, juste derrière les policiers. Cela nous permettra d’avoir un public beaucoup plus sympathique qu’à des endroits où il n’y a pas du monde les dimanches.
Le Tour cycliste international du Bénin est passé à M.E 2.2 à l’Uci (ndlr : Union Cycliste Internationale) cette année. Certainement, nous aurons des coureurs professionnels sur les routes du Bénin. À quoi allons-nous attendre des coureurs béninois qui restent, quoi qu’on dise des amateurs ?
Moi, j’attends beaucoup des coureurs béninois. Malheureusement, on aura un grand coureur qui n’aura pas participé au tour parce qu’il passe des examens en même temps que le tour. C’est celui sur qui on compte énormément aujourd’hui (ndlr : parlant du jeudi 21 avril dernier). Vous avez vu la course qu’il a eu à faire ; s’il n’y avait pas un problème d’Internet, il n’aurait pas occupé ce rang-là. Donc déjà, on est parti avec un petit handicap. Il s’agit de Ricardo Sodjèdé. Mais la course n’est pas encore faite. Mais, ce qui est important pour moi c’est que nous sommes entrain d’appendre. Et tout le monde entier peut voir les progrès que nous avons réalisés en cinq (5) ans. Donc, d’ici Rwanda 2025, on va aligner des coureurs qui vont faire parler d’eux. ça c’est certain, parce que les conditions y sont, notre plan de développement est exécuté à la lettre. On est le seul pays en Afrique à avoir une trentaine de machines Home-trainer. Notre plan de développement va aller jusqu’au bout. On va pouvoir y arriver.
Eros AMAH